2014

11 novembre 2014 : discours du Secrétaire Général

 
 

 

 

Le message du Secrétaire d’Etat que je vous ai lu tout à l’heure évoquait la brutalité de la guerre et la grandeur du sacrifice consenti par la nation tout entière et ses alliés. Après les mots bouleversants de Louis Gondelon que nous avons entendu, je voudrais maintenant parler non plus de guerre, mais d’amour.

 

 

Je voudrais revenir avec vous sur cette longue histoire d’amour, qui, depuis l’arrivée de saint Pierre Chanel en 1837, depuis la demande de protectorat de la reine Amélia en 1887, des rois d’Alo et de Sigave en 1888, depuis le référendum de 1959, lie Wallis et Futuna à la France.

A la différence de tant d’autres terres dans le monde, le territoire de Wallis et Futuna n’a jamais été conquis par les armées, ni colonisé. Non, après l’arrivée des deux premiers missionnaires, une lente découverte mutuelle, une sorte de période de fiançailles, a conduit vos aïeux à demander d’abord la protection de la France, puis à vouloir l’intégration dans la République en qualité de Territoire d’Outremer.

L’affection de Wallis et Futuna pour la mère patrie se traduit par un patriotisme exemplaire, par la fierté de pouvoir se dire français, par l’engagement de tant de wallisiens et futuniens qui, après Lutoviko, le seul poilu wallisien dont nous ayons trouvé la trace, se sont engagés dans les rangs de l’armée française, et servent la France sur tous les théâtres d’opération. Je vous demande, en ce jour solennel, de penser à eux et de leur transmettre la reconnaissance de la Nation aujourd’hui rassemblée.

L’affection de la France pour Wallis et Futuna se traduit par sa sollicitude envers ses enfants wallisiens et futuniens, leur éducation, leur santé, leur développement, mais aussi par le respect qu’elle porte à leur foi, à leurs institutions coutumières, en bref à l’équilibre institutionnel de 1961.

Ce lien solide doit encore se renforcer pour faire face aux nouveaux défis que nous devons relever ensemble. Oui, la situation de Wallis et Futuna est sérieuse, oui, l’avenir nous demande de conjuguer nos ressources pour trouver ensemble les solutions qui nous permettront de relever le défi d’une évolution démographique préoccupante, d’une situation économique peu brillante, d’un environnement menacé, d’une absence de perspectives d’avenir.

Il faut oser entreprendre, il faut comprendre ce qui nous empêche aujourd’hui de sortir d’une situation d’assistanat.

Aujourd’hui, la Nation est rassemblée pour célébré ceux qui ont versé leur sang pour la France d’autrefois. C’est un appel à nous rassembler pour construire ensemble la France de demain !

Vive Wallis et Futuna !

Vive la République !

Vive la France !